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mardi 1 mars 2016

We've the Green Card !

    A l'issue d'un insoutenable suspense généré par une première lettre annonçant sa venue, le sésame ouvrant les portes des déchetteries de la CCRH est enfin arrivé dans nos boites à lettres. Que sa couleur et son format fassent référence à la très étasunienne Green Card ou à la franchouillarde Carte Vitale est très certainement fortuite. Quoi que, c'est bien de résidence et de traçabilité dont il est question dans cette affaire car seul les résidents de la CCRH peuvent désormais avoir accès aux déchetteries et mine de rien, comme pour le parcours de soins coordonnés il y a possibilité d'un suivi des usagers.

          En période de post COP21 une telle initiative peut en ravir plus d'un et les bons résultats de la collecte des ordures ménagères dans la CCRH réalisée entre 2011 et 2014 vont dans ce sens : - 33% de kg/an/habitant d'ordures ménagères et +33% de de kg/an/habitant de déchets recyclables, c'est le parfait schéma des vases communicants. Pour l'augmentation de +11% des déchets verts, quoi de plus normal quand on a des propriétés arborées, enjardinées et engazonnées : la végétation ça pousse de manière exponentielle mais ça contribue aussi à la capture du carbone et à la fabrication d'oxygène, ce qui en des temps de destruction généralisée des forêts primaires n'est pas si négligeable.

        Tout cela est bel et bon, mais il n'en demeure pas moins que la dépense d'argent public occasionnée par l'établissement de cette green card permet comme pour le puçage des poubelles jaunes et bordeaux, un réel traçage des usagers, ce qui en des temps d'état d'urgence permanent n'est pas si négligeable. Blague à part, rien ne nous dit qu'à terme le nombre de passages annuels gratuits en déchetterie ne sera pas limité par détenteur de green card, puis passé ce quota facturé. Par ailleurs, s'il n'est pas encore formellement prouvé que la carte d'accès favorisera l'apparition de décharges sauvages, il n'est pas non plus garanti qu'elle ne les provoquera pas et les incivilités récemment observées tendent à aller dans ce sens.

         Et pour finir, un sujet qui n'est quasiment jamais abordé : combien les déchetteries rapportent-elles à la collectivité ? De tout ce qui est trié une partie conséquente est recyclée, donc se monnaye en espèces sonnantes et trébuchantes puis nécessite une main d'oeuvre pour assurer convoyage et recyclage. De cela, qui nous en parle ? Autant l'incinération des ordures et le stockage des déchets ultimes est coûteux dans tous les sens du terme, autant le traitement des déchets recyclables est bénéfique à la collectivité. Ne serait-il pas grand temps de faire à ce propos preuve d'un peu plus de transparence ?  

Jn-Mc 



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