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mardi 7 octobre 2014

Kobanê, si loin, si proche...


     Alors que Manuel Valls joue les toutous de la finance à Wall Strett, que François Hollande tente de se refaire une santé médiatico-sondagiaire en revêtant des plus beaux habits de chef de guerre, que Barack Obama est empêtré dans un bourbier remontant pour le moins aux 50ies, qu'Angela Merkel engage l'Allemagne dans le conflit et que Regep Tayyip Erdoğan joue un double jeu des plus pervers, Kobanê est en passe de tomber aux mains des islamistes du Daesh. Kobanê c'est tantôt loin, tantôt proche ; tellement loin quand on se refuse à voir la réalité et tellement proche quand on veut instrumentaliser cette réalité à des fins inavouables.
 
     Loin ou proche, il n'en demeure pas moins que Kobanê passant sous la coupe de L'Etat Islamique, c'est la civilisation qui recule car de l'Islam les islamistes n'ont que la proximité étymologique. Se réclamant d'un certain fondamentalisme, les islamistes même quand ils se prétendent modérés ne le sont jamais car aucun fondamentalisme ne peut s'exonérer de la radicalité. Judaïsme, Christianisme et Islam s'excluant mutuellement pour les adeptes fondamentalistes s'en réclamant, ces derniers se retrouvent pourtant sur un point : l'aspiration à la théocratie. Et l'Histoire nous a montré au fil des siècles à quel point l'homme peut sombrer dans la barbarie lorsqu'il instrumentalise la transcendance afin d'accroître son propre pouvoir au nom d'un Dieu et de valeurs qu'il souille sans vergogne par son égoïste obscurantisme. Si Dieu, dans les acceptions théologiques les plus raisonnables  se conçoit comme un absolu, il est totalement déraisonnable de penser l'homme capable d'incarner cet absolu et encore moins de vouloir l'ériger en structure étatique.
 
 

 
     Face au Daesh, le peuple kurde se montre d'un héroïsme mettant l'Occident dans l'embarras car entre autres imprévus les combattants du PKK prêtant main forte aux peshmergas, la trahison s'impose pour conserver de bonnes relations avec Ankara... Pendant ce temps, la barbarie, l'obscurantisme et l'inculture progressent là bas. Mais il ne faudrait pas croire pour autant que nous en sommes ici à l'abri. Si le plan Vigipirate est renforcé depuis le mois dernier, il n'en demeure pas moins que, malgré l'arrivée au pouvoir de l'ennemi de la finance, nous sommes toujours soumis à la piraterie de l'internationale de la finance dont la barbarie, l'obscurantisme et l'inculture ne sont plus à démontrer.
 
     Le capitalisme sait à merveille s'accommoder du fondamentalisme religieux car ce dernier annihilant tout esprit critique, fabrique à la chaîne des individus soumis au présent et tellement braqués vers l'au-delà qu'ils se refusent à tout combat ici-bas, même et surtout pour le bien commun car cela pourrait les mettre en porte-à-faux avec le dessein intelligent. Par contre, quand les forces réactionnaires de droite et d'extrême-droite  battent le rappel en agitant par exemple le chiffon rouge du Mariage Pour Tous, se sentant investis d'une mission divine ils sont prêts à s'engager séance tenante dans la lutte. Quel est le lien entre le wahhabisme, le fondamentalisme juif et le fondamentalisme chrétien ? Un immense boulevard laissé au monde des affaires et un énorme barrage face à la lutte des classes. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende, disait le nazaréen...
 
Jn-Mc

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