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lundi 9 décembre 2013

Mandela, un rouge en phase de décoloration forcée...


     J'avais il y a six mois, dans un précédent article, salué le courage et grandeur d'âme de Nelson Mandela. Si j'y reviens aujourd'hui, quatre jours après son décès, ce n'est pas pour en remettre une couche car il n'aimerait pas ça. Mais le bal des hypocrites se jouant autour de sa personne, à laquelle même les plus éloignés ont le toupet de rendre hommage, m'interroge sur la volonté de nos "élites" et "personnes publiques" à lanterner le bon peuple afin qu'il n'y voit que du bleu...
 
     Nelson Rolihlahla Mandela, bien que de sang royal, a été membre du Parti Communiste Sud-Africain (SACP) jusqu'à son arrestation en 1962 et, une fois libéré en 1990, il a conservé d'étroites relations avec lui. Je ne sais pas si l'hommage rendu à Madiba par le SACP sera autant relayé par les médias que les propos de consensuels de circonstance tenus par nombre d'opportunistes politico-médiatiques dont l'engagement s'apparente à celui des résistants de la dernière heure...  Résistant de la première heure jusqu'à son ultime seconde, Nelson Mandela a puisé son idéal humaniste et ses aspirations démocratiques à des sources que les tenants du consensus mou et les bandits de l'internationale de la finance  ont tout intérêt à faire passer sous silence. A tous ceux qui benoitement persifflent avec des accents bibliques "Peut-il venir du communisme quelque chose de bon ?",  la réponse "Nelson Mandela, par exemple !" est tellement difficile à entendre qu'ils en feignent les acouphènes. Il ne s'agit pas tant de chanter les louanges du camarade Mandela en faisant abstraction à l'inventaire nécessaire du communisme au XXème siècle, que de replacer les faits et les événements dans leurs contextes et perspectives historiques.
 
     Chaque personne, publique ou non, est comptable de ses actes, aux même titre que chaque organisation politique. Pourtant, le devoir d'inventaire n'est pas le même pour tous et l'appartenance à un mouvement politique se trouve trop souvent passée sous silence ou alors instrumentalisée. La pensée et l'action de Nelson Mandela, si elles dépassaient les clivages politiques, trouvait néanmoins son enracinement dans des valeurs de Gauche car lui aussi, à sa façon, faisait passer l'humain d'abord. Reste à savoir s'il a réussi et là, les polémiques et querelles d'experts ou prétendus tels vont bon train. Toujours est-il que son positionnement lors d'une cérémonie organisée par Amnesty International en 2006 reste sans ambiguïté ni concessions : "Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice.". Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende, pourrait-on ajouter en toute simplicité évangélique afin de répondre aux benoîts persiffleurs !
 
 
Jn-Mc
 
 
 
 
 Addenda : La visite de Nelson Mandela à Strasbourg en Juin 1990, c'est ici ! 
 

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