UN NOUVEL ARTICLE ? SOYEZ AVERTIS PAR MAIL !

jeudi 28 novembre 2013

Un matin d'hiver, devant Pôle Emploi...


     Dans froideur hivernale d'un récent matin de Novembre, je me suis rendu pour le Front de Gauche à Pôle Emploi Haguenau afin de distribuer des tracts sur la hausse de la TVA effective à compter du 1er Janvier 2014 et sur les solutions du Front de Gauche pour enrayer le chômage.


     Trois femmes attendaient l'ouverture des portes. L'une d'elles : "Vous voyez, nous nous levons tôt !!!". Comme pour se faire pardonner d'être là, comme si nous devions rendre compte auprès de je ne sais qui dans un système qui, du jour au lendemain, peut mettre en danger une personne voir une famille toute entière. Une nourrice-agrée qui a perdu ses contrats de garde d'enfants parce que parents ne peuvent plus se permettre de payer une nourrice et se rabattent sur la famille pour faire garder leurs progénitures. Un chauffeur routier qui pour des problèmes de santé se retrouve travailleur handicapé sans pouvoir exercer sa profession, il est a la recherche d'un emploi dans un bureau du côté d'Alsace du Nord. Même un ancien militaire était présent.
J'ai pu rencontrer une femme qui a élevé ses trois enfants et qui a très envie de reprendre une vie "active". Active entre guillemets puisque n'est ce pas là déjà un travail que d'élever trois enfants ? Des stages en usine lui sont proposés mais non rémunérés alors que quelques années auparavant cette ouvrière travaillait déjà en usine. C'est un comble : voilà de la main d'œuvre qualifiée pas chère ! Malgré toute cette anxiété qui pourrit l'existence, d'un lendemain sans travail à la veille des fêtes de fin d'année, une certaine bonne humeur était perceptible. Certains plaisantaient, peut-être par pudeur ou par angoisse, mais c'est surtout le courage dont font preuve ces personnes qui m'a le plus marqué. A la question "Qu'allez vous faire de plus que les autres partis ?", nous répondons par exemple "Quand, après avoir supprimé 11.200 postes, le président du directoire de PSA Mr Varin osait jusqu'à il y a peu prétendre à une retraite chapeau de 21 millions d'euros représentant 1.750 fois la prime de départ prévue pour un salarié d'Aulnay licencié, nous ne tolèrerons plus de tels agissement. Il faut arrêter de stigmatiser les personnes ayants eu des accidents de vie quels qu'ils soient, parce que hier c'était moi, aujourd'hui se sont eux et demain peut-être vous. Nous ne sommes pas des moutons. Disons NON aux licenciements boursiers !".


Phil. H.

 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire