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mercredi 20 novembre 2013

Sages-femmes, une grève qui doit faire mouche !


     Mouvement initié en Mai, la Grève des Sages-Femmes dont "notre" presse quotidienne régionale s'était fait l'écho ici et , monté en charge depuis il y a environ un mois, repart de plus belle malgré l'entrevue d'hier avec Marisol Touraine et Geneviève Fioraso. L'annonce de la constitution de groupes de travail laisse les praticiennes sceptiques quant à, sans mauvais jeu de mot, ce dont ces commissions vont accoucher.
 
     Nous savons par expérience que le meilleur moyen de noyer un mouvement social est de laisser croire à ses acteurs qu'ils sont entendus mais qu'une réponse nécessite moult réflexions et concertations tous azimuts, avec au passage engagements des leaders dans des groupes de réflexion à effet de papier tue mouches. Une fois l'engluement de ses principaux acteurs effectué, le mouvement perd forcément de sa vigueur. Mais les sages-femmes ne sont pas disposées à se laisser attraper dans un piège aussi grossier. Si elles veulent bien être cigognes et non pigeons, ce n'est pas pour passer pour des mouches car en plus elles n'ont rien à voir avec celle du coche !
 
     Cette catégorie professionnelle à la fois bénéficiaire dans l'opinion publique d'un fort coefficient de sympathie et d'un faible taux reconnaissance, doit se dégager de ce double lien. Il lui appartient de faire entendre et accepter ses revendications à l'ensemble de la population car, qui peut se prévaloir de n'avoir de sa vie jamais eu affaire à une sage-femme ?  Et quand la colère des sages-femmes sera soutenue par une très large part de la population le gouvernement consentira peut-être à bouger réellement. La grève des sages-femmes, ce n'est pas une histoire de revendications corporatistes et catégorielles ; ça nous concernes toutes et tous car cela a trait à chacune de nos histoires personnelles...
 
Pour signer la pétition, cliquez ici.
 
Jn-Mc
 
   
 
 
 
Pourquoi les sages-femmes sont-elles  en grève illimitée depuis le 16 octobre 2013 ?

 
  • Pour une reconnaissance de leur statut médical
  • Suivi médical des grossesses sans complication
  • Préparation à la naissance
  • Échographie
  • Accouchement
  • Suivi médical de la mère et de l’enfant dans le mois suivant l’accouchement
  • Rééducation périnéale
  • Suivi médical gynécologique simple et suivi de contraception
  • Pour être reconnues praticien de premier recours dans la périnatalité et la santé des femmes enceintes
 
     La grossesse n’est pas une maladie. Pour une grossesse sans complication, une femme enceinte peut être suivie entièrement par une sage-femme. En effet, elles assurent leur suivi dans sa globalité (suivi médical de la grossesse, prévention des complications médicales, soutien psychologique, acupuncture, sexologie, homéopathie…).
 
     C’est pourquoi elles demandent à être reconnues comme praticien de premier recours et intégrées dans le parcours de soin des femmes de façon visible et directe.
 
  • Pour une reconnaissance de leurs années d’étude, leurs responsabilités
    
     Les sages-femmes passent par la première année de médecine et complètent leur formation par 4 années de spécialisation. Elles font donc 5 années d’étude après le baccalauréat (niveau master), reconnues actuellement bac+3 (niveau licence), avec un salaire qui sous-estime leurs compétences et leurs responsabilités.

     Leur responsabilité est de plus en plus engagée, notamment au niveau juridique mais au quotidien elles ne sont pas reconnues à leur juste valeur : mauvaises conditions de travail et d’exercice professionnel, salaires indécents, manque de reconnaissance de leur juste place dans le système de prise en charge de la périnatalité.

 
Ce que les sages-femmes demandent :
 
  • A être reconnues praticiens de premier recours pour les femmes enceintes.
  • Une modification de leur statut accompagnant les revalorisations salariales : création d’un statut de praticien sage-femme, reprenant le fonctionnement du statut de praticien hospitalier des médecins avec une grille salariale équivalent à leurs années d’étude.
  • Des salaires équivalents dans le secteur public, privé, libéral, territorial.
  • La reconnaissance de leurs nouvelles compétences.
  • La révision des décrets de périnatalité qui prévoit un nombre trop faible de sages-femmes par nombre de naissances dans les structures hospitalières.
 
 
 
Sources Illustrations :

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